Salon : Data XVIII

28 November 2012

  • ALEXANDRE LAROSE
  • PAUL RAPHAËL
  • FÉLIX LAJEUNESSE

"Aller/Retour" d'Alexandre Larose est une installation cinématographique ainsi qu'une performance, dans laquelle Larose active successivement quatre projecteurs 16mm. Étant donné que les quatre machines ne débitent pas la pellicule au rythme exact de 24 images par seconde, Larose doit occasionnellement arrêter un des quatre projecteurs afin de maintenir la tension nécessaire dans la boucle. La séquence visuelle, créée en collaboration avec Heather Reilly Reid, est générée en surimprimant, directement à l'intérieur de la caméra, les trajectoires circulaires d'un cycliste sur le belvédère Kondiaronk du Mont-Royal. Afin de simuler le mouvement continuel du cycliste et de fermer la boucle du film, Larose a imprimé optiquement la séquence photographiée pour ainsi générer un fondu lorsque le cycliste achève son trajet. La performance se termine lorsque Larose éteint chacun des projecteurs, l'un après l'autre. 


"Kobe" de Paul Raphaël et Félix Lajeunesse est une vidéo en 3D, filmée lors d'un séjour d'une vingtaine de jours à Igloolik et ses environs. Le sujet principal de la vidéo est un jeune garçon Inuit et sa vie quotidienne. La vidéo suit Kobe lorsqu'il joue avec ses amis, à la chasse, préparant de la nourriture, etc. Le montage est composé d'une série d'une quarantaine de prises de longue durée (entre 30 secondes et 2 minutes), sans aucun mouvement de la caméra. Les séquences sont arrangées de façon chronologique. Par contre l'effet narratif ne deviet évident que lorsqu'on regarde le film pendant longtemps. 


Pour ce deuxième Salon : Data de la saison 2012-1, les installation seront aussi présentées spécialement les 29 et 30 novembre, de 12h à 17h, aifn de coïncider avec le colloque « Looking through time: temporality and presence effects in recent moving image arts », se déroulant le 30 novembre 2012 à l'Université McGill et organisé par le Laboratoire de recherche sur l’Image en Mouvement (MIRL) de McGill. Le sujet est plus précisément sur la temporalité, la présence et les images en mouvement, c’est à dire, sur l’expérience subjective du temps et sur l’impact des images en mouvement sur l’expérience visuelle du spectateur. L’objectif de « Looking through time » est de consolider les recherches sur la temporalité et l’image en mouvement, de nouveaux diplômés de plusieurs départements en Sciences humaines, et de créer un dialogue entre ces recherches et des travaux d’artistes émergents locaux.

Gratuit

28 November 2012